Le risque immatériel aujourd’hui ?

Depuis 15 ans, on s’intéresse davantage à l’économie immatérielle grâce à l’intrusion croissante du numérique et d’internet chez les particuliers, comme dans les entreprises. Actuellement, ce sont ces GAFA qui gouvernent notre quotidien grâce à leurs moyens techniques surpuissants mais aussi par l’idéologie qu’ils véhiculent : abolition des frontières, facilité et rapidité d’action…

Aujourd’hui l’économie immatérielle s’est étoffée et revêt plusieurs dimensions : les flux financiers internationaux, la e-réputation, la e-sécurité de l’entreprise, le e-commerce, la responsabilité sociétale, l’environnement, l’éthique…

Mais la crise sanitaire de la COVID-19 a transformé les risques immatériels maîtrisés en des risques mortels pour l’entreprise : les risques de santé sur lequel notre think-tank travaille actuellement, les rallongements des délais de paiement, l’augmentation des créances impayées qui points de tension que la FIGEC (Fédération Nationale de l’Information d’Entreprise, de la Gestion des Créances et de l’Enquête Civile) porte devant les institutions publiques et privées pour les sensibiliser sur l’enjeu vital qu’ils représentent pour les relations interentreprises.

La FIGEC est l’Organisation Professionnelle qui rassemble les entreprises – start-up, PME, ETI, filiales de banques, grands groupes – de la gestion du risque client, au service de l’économie française. Les entreprises membres de la FIGEC travaillent quotidiennement pour sécuriser les 672 milliards d’euros de crédit interentreprises, diminuer les 56 milliards d’euros de perte pour créances impayées et préserver les 300 000 emplois menacés chaque année. Ainsi, face à la dégradation accélérée de la trésorerie des entreprises, ces dernières doivent mettre de côté leurs intérêts propres pour instaurer un échange d’expérience décloisonné, un partage généralisé des bonnes pratiques et une réflexion commune entre toutes les parties prenantes de l’économie française. Les adhérents de la FIGEC, sont avant tout de véritables médiateurs financiers dont l’objectif principal est de rapprocher créanciers et débiteurs.

De nos jours 80% du risque d’entreprise est immatériel. C’est parce que l’entreprise a évolué que ses risques ont changé. Que ce soit par la place croissante d’internet, du pillage des données et de la data, de la digitalisation, de l’instauration du télétravail au risque santé… l’entreprise est soumise à des risques qu’elle ne connaissait pas il y a 5 ans à peine.

C’est tout le travail de Place ESCANGE de diagnostiquer ces risques, de les mettre en valeur, puis d’y apporter les solutions par les meilleurs experts (professeurs, praticiens, membres d’administration publique…) sous forme de publications, de notes et d’événements à venir.

Avec cette crise de la Covid-19, typiquement la crise immatérielle la plus terrible de notre histoire, nos économies devront être repensées ou repansées à l’aune de l’immatériel. Ce qui pouvait être considéré comme accessoire il y a 10 ans devient primordial aujourd’hui. C’est pourquoi assureurs, prospectivistes, experts santé… planchent sur ces sujets afin d’éclairer les décideurs pour qu’une seconde crise immatérielle puisse au moins être anticipé.

Place ESCANGE doit ainsi devenir un lanceur d’alertes au profit des entreprises !

 

Charles Battista, Président de Place Escange, Président de la FIGEC

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